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Putain de folle

**English below**

Hommage a Nelly Arcan
Merci à Soleil, Izzy et Sophie C. pour m’avoir inspiré
Note : Ceci est un coming out

Quand j'ai lu les livres de Nelly au cégep, j'ai eu mal parce que je comprenais la réalité tragique du mal d’identité de cette femme, de son mal dans sa peau, de son agonie de définition sexuelle. Ca aurait pu être moi.

Dans mon jeune âge, sexualité à très vite voulu dire capter l’attention et ultimement obtenir l’amour. La sexualité était quelque chose à utiliser pour des fins émotionnelles et laisse-moi te dire que ca peut mener à un paquet de situations précaires et malsaines.

J'ai eu mes premières règles vers 10 ans. Ma première relation sexuelle à 13 ans. À 16 ans je me faisais prendre par derrière dans les toilettes malpropres d’un étranger rencontré sur Internet, perdue à Montréal Nord, alors que ma mère pensait que j’étais chez une amie (Ça choque? Dis-toi que c’est juste un highlight). À 18 ans je me suis fiancée pour la première fois. À 19 ans j’ai surpris mon amoureux à fourrer une fille dans notre appartement alors que je dormais dans la pièce d'à côté. Puis quelques mois plus tard il disparaissait dans le milieu de la nuit pour aller en voir une autre, et des hommes aussi (Je t’en veux pas Frank. On a cheminé ensemble à la dure. J’en reviens même pas qu’on soit encore en contact même si c’est de loin). À 20 ans j’ai connu ma première relation homosexuelle sérieuse qui a duré près un an.

Je me permet ici une parenthèse sur les étiquettes. Je ne suis pas bi. Ni lesbienne, ni hétérosexuelle. Pour la simple raison que j’ai toujours eu de la difficulté à définir mon identité sexuelle (identité ayant rien à voir avec orientation). J’ai présentement le corps d’une femme et j’y suis relativement confortable mais j’ai toujours ressenti une personnalité plutôt masculine. J’ai aussi multiples mémoires de vies vécues en tant qu’homme. Mes intérêts sont plutôt atypiques pour une femme (huge geek ici. J’ai jamais aimé le makeup, les souliers ou le magasinage, etc.) et ma façon de penser est plutôt cartésienne et rationnelle. (J’ai également pu confirmer par la suite que mon “âme” ou mon “champ énergétique” est en effet de polarité masculine). S’il faudrait me donner une étiquette, je me définirais comme genderfluid. Parfois j’aime plus avoir l’air garçonne. D’autre fois j’ai envie d'être coquette. Mais en fait, malgré tout mon amour pour les gens de la communauté LGBT, je n’en suis absolument pas un membre “actif” et j’ai vraiment aucun plaisir à la création et à l’utilisation de 20 000 labels pour identifier quoi est quoi. J’y pense vraiment jamais et je suis venue à terme avec mon nom de naissance (malgré l’utilisation de plusieurs pseudonymes avec les années) et ma morphologie de guerrière amazonne. J’aime qui j’aime, indépendamment du genre. C’est tout simplement pas pertinent à mes yeux. (Vous pouvez aussi vous imaginez comment les gars tripent quand j’essaye de leur expliquer que je me sens comme un homme par en dedans).

Succession de relations brèves et désastreuses, d’abus verbal et de manipulation mentale, où la sexualité est devenue une arme de contrôle et de soumission. Une des choses qui ressort à ce moment-là est que je trouve le moyen de fréquenter des types qui ne me valorisent aucunement. Vu mon style marginal et mes idées excentriques j’ai plusieurs fois entendu quelque chose du genre “j’aime ça chiller avec toi (lire passer des soirée à fumer du pot, baiser et regarder des animés japonais), mais je pourrais jamais te présenter à mes amis/ma famille”. À 24 ans je me suis mariée à un homme qui pour la première fois de ma vie semblait me comprendre dans mes intérêts particuliers et mon cheminement. 11 mois plus tard nous nous sommes divorcés suite à une dépression majeure pour laquelle il ne pouvait me supporter (je t’en veux pas non plus Jason. J’ai toujours beaucoup d’admiration pour toi et ton travail).

La vérité est que j'ai beaucoup cherché mon père. Ca semble cliché mais c'est tout de même le cas. Entre le divorce de mes parents (juste avant mon adolescence) et l'âge de 16 ans, j'ai eu des contacts assez sporadiques et inconstants avec lui donc je l’ai beaucoup idéalisé comme personne et je l'ai aussi beaucoup manqué dans cette periode délicate (Je t’aime papa, je sais que tu as fais de ton mieux). Jai donc souvent choisi des partenaires “absents” ou émotionnellement indisponibles. Mon ex-mari est d'ailleurs assez incroyablement semblable à mon père physiquement et je peux reconnaître des traits dominants dans plusieurs de mes partenaires.

En 2010 je suis déménagée en Outaouais (j’avais alors 26 ans). Ici j’y ai pour la première fois eu une relation que je qualifie de saine avec un jeune homme (de 6’3") qui a su m’aimer vraiment pour moi, avec mon bagage et qui me laissait pleinement m’exprimer. Ça été une expérience vraiment réconfortante de laquelle je me suis sauvée à grands pas (kessé ca?). En fait je sais que j’avais besoin de ce modèle pour ensuite me remettre les pieds dans les plats avec une différente perspective (merci Éric).

Quelques autres expériences de marde plus tard j’ai finalement rencontré à 29 ans celui qui a su me donner le goût d’avoir un enfant alors que j’en avait jamais voulu. La fibre maternelle n’est pas innée chez moi et j’ai appris à apprivoiser ce rôle avec le soutien inconditionnel de cet homme qui aurait tout fait pour moi (merci Gilles). Malheureusement l’ensemble des circonstances de vie ont fait que j’ai plongé de nouveau dans une grande crise existentielle qui dure encore 3 ans plus tard.

J’ai cru que Matt serait la solution à tous mes maux mais mon bel homme aux yeux sombres est finalement devenu le parfait reflet de toutes mes peurs, mes faiblesses, mes “inadequacies”, et mes échecs du passé. bref l’ultime challenge pour me shaker une fois pour toute. J’ai surement été ton cauchemar autant que tu as été le miens. On a tous les deux les outils et la tête dure pour se torturer émotionnellement à souhait.

À 32 ans, la vérité vraie c’est que je ne peux plus compter (ou même me rappeler) de tous mes partenaires. Une des raisons est que j’ai consommé passablement beaucoup de drogues à une certaine époque. L’autre c’est qu’il y en a tout simplement eu beaucoup. C’est pas quelque chose dont je suis fière, ni ne suis “pas” fière. Je le souligne parce que c’est ici qu’il faut que s'arrêtent les jugements et la honte.

Comme j’ai soulevé par le passé, j’ai plusieurs problèmes en relation, spécifiquement avec la conception traditionnelle,  patriarcale et binaire du couple. Suite à mes récentes difficultés, j’ai pris le temps de faire une introspection profonde qui m’a demandé d’être drôlement honnête avec moi-même.

Premièrement, j’aime beaucoup. Beaucoup de personnes aussi. Je passe ma vie collé sur les gens et je tombe constamment en amour devant la beauté de mes clients et de mes ami(e)s. J’apprends à vous connaître  profondéments, souvent sur de longues heures passées en intimité à se faire des confidences. J’ai eu de vrais “crush” sur des dizaines d’entre vous en secret. Je suis spécialement fascinée par les beautés atypiques, les âmes de guerrier(e)s, les gens qui souffrent et ne voient pas leurs propres force, ceux en quêtes mystiques, les chercheurs de soi, les mangeurs de vie, les passionnés, les artistes et les marginaux.

En avouant cela, il est clair qu’il est impensable de s’imaginer que chaque fois qu’une personne me fait vivre de quoi en dedans il s’agit de “the one” et que je pourrais envisager construire une vie avec chacun. Ça n’a tout simplement rien à voir. De l’autre côté j’ai parfois envie de vous savourer un peu plus longtemps, de m'imprégner de votre énergie et oui des fois, juste des fois, mon désir s'allume d'une autre façon, en secret, dans les tabous et les non dits. J’ai pas de misère à dire “je t’aime” parce que c’est facile et toujours sincère. J’ai pas besoin d’attendre 12 dates et je sais pas combien de temps politically correct pour le savoir. Je peux tomber en amour instantanément mais savoir qu’on pourra jamais marcher ensemble.

Au terme de ce chapitre de ma vie (celui ou j’ai tout mis a l’envers ce que je pensais être ma vie idéale), j’ai besoin de me redéfinir profondément à tous les niveaux (y a déjà un grand bout de fait mais ca prend des proportions que j’aurais jamais pu envisager). J'ai maintenant besoin d’une nouvelle définition de couple et peut être même de la crisser dans la poubelle. J’ai aussi besoin de réclamer ma sexualité endommagée, mon plaisir, mon droit d’aimer à fond et d’être aimée librement, de voir et d’être vue, d'honorer et d’être honorée, de célébrer et d'être célébrée. Je veux être la prêtresse au temple d’Ishtar et reconnecter à ce féminin sacré ou les femmes ne sont ni saintes ni putes.

Je ne veux plus “appartenir” à qui que ce soit comme un acquis et par conséquent vivre la culpabilité des amours interdits. Je veux être libre d’aimer le monde entier et être libre de l'oppression du modèle limitant et dégradant imposé à la femme par la société patriarcale. Je sais être exclusive de mon corps au besoin mais définitivement pas de mon coeur.

Toi qui pense m’aimer aussi et voudrait faire de moi TA femme, sauras-tu accepter l’entité sans genre et sans nom que je suis? Mon Moi qui ne peut être contenu dans aucun moule ni cadre, qui ressort toujours de la masse et attire les regards, qui refuse d'être possédée et qui refuse de se taire. Moi qui a des éons de vécu intergalactique et qui entends et écoute des voix millénaires me parler dans ma tête et dans mon ventre. J’ai plein de tatouages, je n’aime pas manger les animaux et je suis une hippie au coeur. J’aime la musique country (et plein d’autres trucs éclectiques), je me lève tôt et je ne partagerai jamais ton joint ou ta bière (pas par égoïsme mais car je ne consomme pas). J’ai un humour bizarre et inapproprié. Je suis réservée mais pas genée. J’ai aucun tact mais avec moi tu aura toujours l'heure juste, pour le meilleur ou pour le pire. Je ne sais pas mentir. Et si tu manques de sincérité, tu me perdras et c'est garanti que tu n’en trouveras pas deux comme moi. Je ne me cacherai pas devant tes amis et ta famille. Tu ne pourras jamais m’acheter avec des objets matériels. Je ne serai pas la mère de tes enfants.

Mais je peux te voir comme personne ne t'a jamais vu et te toucher comme personne ne ta jamais touché. Je peux etre ta soeur, ta compagne ou ton amante. Je peux te “feeler” et te connaître au delà des mots et vibrer avec ton âme si tu me laisse faire et si tu peux me voir et me connaître réciproquement.

Autrement, aimerais-tu simplement qu’on passe un peu de bon temps ensemble, qu’on fasse un bout de chemin et qu’on échange pour ensuite poursuivre notre route? À toi de me dire ce que ce sera, en toute ouverture et toute sincérité.

Karine


Crazy Bitch


Tribute to Nelly Arcan
Thanks to Soleil, Izzy and Sophie C. for inspiring me
Note: This is a coming out

When I read Nelly's books in college, I was hurt because I understood the tragic reality of this woman's tragic reality, her aching identity and life’s struggle, her agony of sexual definition. It could have been me.

In my young age, sexuality very quickly meant getting attention and ultimately getting love. Sexuality was something to use for emotional purposes and let me tell you that it can lead to a bunch of precarious and unhealthy situations.

I had my first periods around 10 years old. My first sexual relationship at 13.
At the age of 16, I was getting fucked behind in the unclean bathroom of a stranger met on the Internet, lost in Montreal North, while my mother thought I was staying with a friend (Are you shocked? Trust me it’s only a highlight). At age 18 I got engaged for the first time. At 19 years old I surprised my lover fucking a girl in our apartment while I was sleeping in the next room. Then a few months later he disappeared in the middle of the night to go see another, and men too (I hold no grudges Frank. We walked together the hard way. I cannot even believe we’re still friends after all this time, even if just from afar). At 20 years old I experienced my first steady homosexual relationship that lasted nearly a year.

Here I need to expend on the subject of labels. I'm not bi. Neither lesbian nor heterosexual. For the simple reason that I always had a hard time defining my sexual identity (identity having nothing to do with orientation). I currently have a woman's body that I am relatively comfortable in but I have always felt a rather masculine personality. I also have multiple memories of lives experienced as a man. My interests are rather unusual for a woman (huge geek here, I never liked makeup, shoes or shopping, etc.) and my way of thinking is rather cartesian and rational. (I was also able to confirm later that my "soul" or my "energy field" is indeed of male polarity). If I should be given a label, I would define myself as genderfluid. Sometimes I like to look more like a boy. Other times I want to be girly. But in fact, despite my love for the LGBT community, I am not an "active" member at all and I really have no pleasure in creating and using 20,000 labels to identify what’s what. I really never think about it and I came to term with my birth name (despite the use of several pseudonym over the years) and my amazon warrior morphology. I love whom I love, regardless of gender. It is simply not relevant to me. (You can also imagine how ecstatic the guys are when I try to explain them I feel like a man inside).

Follows a succession of brief and disastrous relationships, verbal abuse and mental manipulation, where sexuality has become a weapon of control and submission. One of the things that became clear at this point is that I always find a way to date guys that do not value me very much. Given my marginal style and my eccentric thoughts I have heard many things like "I like to chill with you (read : spending the evening smoking pot, having sex and watching Japanese animation), but I could never present you to my friends/my family ". At 24, I married a man who for the first time in my life seemed to understand me in my particular interests and my life’s journey. 11 months later we got divorced after a major depression through which he could not support me (I do not blame you either Jason. I still have a lot of admiration for you and your work.)

The truth is that I have looked for my father a lot. It sounds pretty cliché but it's true. Between my parents' divorce (just before my teenage years) and the age of 16, I had quite sporadic and inconsistent contact with him so I greatly idealized him as a person and I also missed him a lot during this delicate time (I love you daddy, I know you did your best). I often chose partners who were "absent" or emotionally unavailable. My ex-husband rather incredibly looks like my father and I can recognize dominant traits in several of my partners.

In 2010 I moved to the Ottawa region (I was then 26 years old). Here I had for the first time a relationship that ca qualify as healthy with a young man (of 6'3 tall) who knew how to really love me for me, with my baggage and who let me fully express myself. It was a really comforting experience from which I ran away as fast as possible (wtf right?). In fact I know that I needed this model to then step back in my dirty shoes with a different perspective (thank you Eric).

A few really bad experiences later I finally met at 29 the one who made me want  to have a child although I never wanted to. Maternal instincts are not innate to me and I learned to play the part with the unconditional support of this man who would have done everything for me (thank you Gilles). Unfortunately circumstances of life put me again through a great existential crisis that still lasts 3 years later.

I thought that Matt would be the solution to all my problems but my handsome dark-featured man finally became the perfect reflection of all my fears, weaknesses, inadequacies, and failures of the past. In short, the ultimate challenge to shake me once and for all. I surely was your nightmare as much as you were mine. We both have the tools and the stubbornness to torture each other emotionally at will.

At 32, the real truth is that I can no longer count (or even remember) all my partners. One reason is that I used quite a bit of drugs at one time. The other is that there are just many of them. It's not something I'm proud of, nor am I “not” proud of. I emphasize this because it is now the time to stop judgments and shame.

As I pointed out in my last post, I have several relationship problems, specifically with the traditional, patriarchal and binary conception of the couple. Following my recent hardships, I took the time to go through a deep introspection that required me to be really honest with myself.

First, I love very much. A lot of people too. I spend my life very close to people and I constantly fall in love before the beauty of my clients and my friends. I learn to know you deeply, often through long hours spent in intimacy and sharing confidences. I had real "crush" on dozens of you in secret. I am especially fascinated by atypical beauties, the warrior’s souls, people who suffer and do not see their own strengths, those on mystical quests, self-seekers, life-eaters, enthusiasts, artists and marginal individuals.

With this confession, it is clear that it is unthinkable to imagine that every time a person stirs me it means it’s "the One" and that I might consider building a life with them. It has nothing to do with it. On the other hand, sometimes I want to savor you a little longer, to soak in your energy and yes sometimes, just sometimes, my desire lights up in a different way, in secret, veiled with taboos and everything left unsaid. I do not have hard time saying "I love you" because it’s easy and always sincere. I do not need to 12 dates and wait God knows how long to be politically correct to find out. I can fall in love instantly but know that we’d never work it out together.

At the end of this chapter of my life (the one where I put everything what I thought to be my ideal life upside down), I need to redefine myself deeply at all levels (lots has already been done but it’s taking proportions I could never have imagined). I now need a new definition of what a couple is or maybe just throw it out in the trash. I also need to claim my damaged sexuality, my pleasure, my right to love deeply and to be loved freely, to see and be seen, to honor and be honored, to celebrate and be celebrated. I want to be the priestess at Ishtar’s temple and reconnect to this sacred feminine where women are neither whores nor saints.

I no longer want to "belong" to anyone as something acquired and therefore live the guilt of forbidden loves. I want to be free to love the whole world and be free from the oppression of the limiting and degrading model imposed on women by the patriarchal society. I know how to be exclusive of my body if needed but definitely not of my heart.

You who thinks you love me too and would like to make of me YOUR woman, will you be able to accept the genderless and nameless entity that I am? My Self that can not be contained in any mold or frame, which always sticks out from the masses, who refuses to be possessed and who refuses to be silent. Me who has eons of intergalactic experiences and who hears and listens to ancestral voices speaking in my head and my belly. I have lots of tattoos, I do not like to eat animals and I'm a hippie in my heart. I love country music (and lots of other eclectic stuff), I get up early and I will never share your joint or you beer (not because I am selfish but because I do not drink or smoke). I have a bizarre and inappropriate sense of humor. I am quiet but not shy. I am tactless but with me you’ll alway know what’s up, for the better or for the worse. I do not know how to lie. And if you lack sincerity you’ll lose me and I know for a fact you’ll never find anyone else like me. I will not hide from your friends and family. You can never buy me with material possessions. I will not be the mother of your children.

But I can see you as no one has ever seen you and touch you like no one has ever touched you. I can be your sister, your companion or your lover. I can “feel” you and know you beyond words and vibrate with your soul if you allow me and if you can see me and know me in the same way.

Otherwise, would you like for us to have a good time together, walk the path side by side for a bit, exchange ideas then be on our way? It's up to you to tell me what it’s gonna be, with openness and sincerity.

Karine

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Comments: 1
  • #1

    Judith Rochon (Saturday, 23 September 2017 14:55)

    C’est ton art qui a capté mon attention... c’est à coup de « clic » que je m’en retouve ici... je réalise que j’aime ta façon d’écrire et de t’exprimer tout aussi intéressante que tes tatouages. Merci. On te lis et on a envie de te connaître.