Laisse-moi te faire l'amour 

Récit érotique (18+)

Note: Toute ressemblance avec des personnes réelles est purement fortuite

 

Tu viens tout juste de passer la porte et déjà mon coeur a augmenté le rythme d’un cran. Je peux sentir le picotement de la circulation affluer dans mes mains et mon visage alors que je te souris, et cette chaleur au ventre qui me dit bien que “oui” j’ai définitivement envie de cet homme. De nos autres rencontres je me rappelle bien ton regard, ces yeux brun/vert qui évoquent quelque chose de sauvage comme la forêt. Tu es un peu plus grand que moi, mais pas beaucoup. C’est déjà un exploit vu ma stature amazonienne. Je me sens fondre juste un peu dans la chaleur de ton calin de bienvenue.

 

Échange de politesses. Veux-tu un verre d’eau? As tu faim? Viens t'asseoir avec moi.

 

Je sais ce que tu fais ici, tu sais ce que tu fais ici. Nous sentons tous les deux ce désir palpable qui grandit doucement dans le non-dit, dans l’insistance d’un regard, dans le rire facile et la présence soutenue. On parle de banalités mais en fait on commence déjà à se savourer, assis un peu plus au milieu du divan que sur les côtés. Je blague et je touche ton bras. Tu ris et tu prends ma main. Et soudainement le temps s’est arrêté : les mots sont suspendu dans ma bouche et j’inspire par mes lèvres entre ouverte, comme si tu m’avais prise par surprise, alors que mon coeur reprend la course de plus belle. Tes yeux sont rivés sur les miens et tu ne laisse pas partir ma main. Doucement, ton pouce commence à en tracer la paume. Un peu plus je sens fondre mon petit mur de retenue, ma petite bulle d’espace personnel alors que ton autre main vient de toucher ma joue puis ma nuque dans ce mouvement de rapprochement inévitable. Quel moment merveilleusement intense qu’est celui juste avant le premier baiser partagé : l’espace entre nous chargé de désir et d’intensité et nos lèvres l’expression de deux univers en instance de collision passionnée. J’ai enfin le plaisir de te goûter, de sentir ta douceur et ta fermeté mélangées sur ma bouche et c’est infiniment savoureux. Mes doigts parcourent tout ce qu’ils peuvent trouver. Tes joues rugueuses, tes cheveux mi-long de guerrier celte, ton cou robuste, tes bras qui m’enlacent puis la peau de ton dos et de ton ventre, découverte sous le rebord de ton t-shirt de hipster à propos duquel je t’ai taquiné juste quelques instants auparavant. En retour ta bouche a déjà trouvé ma gorge et la parcourt dans tous les recoins comme un territoire à explorer. Déjà nos respirations s'accélèrent et on balance au son d’un musique sourde à nos oreille mais étrangement connue de nos deux corps. Les yeux fermés j'accueille chaque instant et chaque sensation alors que le feu dans mon ventre s’intensifie comme un brasier incontrôlable.

 

J'ai envie qu’on fasse l’amour. On ne se connait pas peut-être beaucoup ou depuis longtemps.

Tu n’es pas non plus le seul qui est passé par ici ou le seul dans ma vie mais ce soir j’ai envie d’être avec toi pleinement, qu’on s'appartienne l’espace d’un moment. 

 

Gentiment je prend ta tête dans mes mains, t'obligeant à freiner ton élan et à reculer un instant. On se regarde un peu, je te vole quelques baisers de plus du bout des lèvres, les mains enfouie dans ta crinière. Suis moi, j’ai envie de te sentir contre moi. Par la main je te guide un peu maladroitement vers mon lit qui nous attend. Que veux tu, je suis toute étourdie, tous mes sens sont en émois. J’ai tellement envie de toi. Juste avant d’y arriver je me retourne. J’ai envie de t’enlacer de toute ta grandeur, de sentir ta présence me surplomber alors que mon visage s'élève pour t’embrasser. Tes mains brûlantes palpent mon dos à la cambrure de mes reins. Je sens tes doigts glisser sur ma peau à cet endroit juste au dessus de mes fesses. Je sais que tu aimes mes fesses. Ne crois pas que je ne t'ai pas remarqué à marcher juste un peu derrière moi la dernière fois. Comme de fait c’est ce moment que tu choisi pour les enserrer à pleine mains. L’élan me fait monter un peu sur la pointe des pieds et resserrer encore plus l’espace entre nous. Je m’affaire à découvrir ton cou à mon tour et spécialement ce petit espace tendre juste au dessus des clavicules du bout de mes doigts. Je me baigne dans ton odeur. Non pas une odeur de parfum mais ton odeur naturelle bien à toi, ce parfum viril et rempli d’hormones qui me fait tourner la tête comme une drogue. 

 

Déjà, sans m'en rendre compte, tu es allongé sur moi. 

 

Je sens le poid de ta présence avec chaque fibre de mon corps, chaque atome vibrant à l'unisson des tiens. Nos jambes s’entrelacent en désordre, comme si l’on pouvait s’attacher l'un à l’autre. Mes mains parcourent librement ton dos dans toute sa longueur et déjà je te sens frémir sous la caresse de mes doigts. Les tiens effleurent mon ventre et mes côtes, me chatouillant juste assez pour me faire tortiller de plaisir. Le rythme ralenti un peu pour se faire soudainement plus langoureux, moins pressé. Je profite de cette pause pour faire passer ton chandail par dessus ta tête et l’envoyer valser, comme ça dans un coin de la pièce. À genou au dessus de moi, j’ai le parfait point de vue pour admirer les formes viriles de ton torse. Tu n’as pas à être spécialement découpé pour être l'image même du masculin désiré, les courbes et les angles s'agencent de manière à offrir le maximum de plaisir pour les yeux tout en étant confortable au toucher. Je laisse mes doigts courir comme ça nonchalamment sur ton abdomen et ta poitrine en te regardant, un sourire léger aux lèvres. Et tu me souris aussi. Je viens te rejoindre à genoux. Ne te quittant pas des yeux (ces yeux rieurs, présents, pétillants et pleins de vie) je guide ta main délibérément sous ma camisole vers mon sein érigé. Pendant que tu l’apprivoise, le caresse et le pétri je pose simplement mon front contre le tiens et j’écoute nos respirations s’harmoniser. Il ne faut pas longtemps avant que ta deuxième main rejoigne la première et qu’un pincement ferme et simultané de mes mamelons m’arrache un petit gémissement de plaisir surpris. Oh je sens bien la chaleur entre mes cuisse augmenter. Et c’est au tour de mon propre vêtement d’aller se perdre à quelque part dans le néant au delà du lit. Tu porte mon sein à ta bouche, m’obligeant à me cabrer un peu vers l'arrière pour mieux accueillir la sensation de plaisir qui me prend par vague au rythme de ta langue de feu qui m'étreint.

 

Ma peau colorée comme celle d’une femme picte contraste contre la blancheur de la tienne à peine teintée. Sans m’en rendre vraiment compte me revoila allongée à coté de toi alors que ta bouche trouve de nouveau la mienne. Ta main trace mon bras, puis mon flanc, puis mon bras de nouveau et, au passage suivant, elle s'aventure doucement, tout doucement sur mon bas ventre. Tu prends une pause là, au moment de cet effleurement léger pour me demander du regard si c’est ok, pour t’assurer que l’initiative ne sera pas rejetée. je plonge mon regard dans le tiens et te souris alors que d’un mouvement assuré je guide ta main juste là, dans la chaleur entre mes cuisse déjà enflammées. Encouragé tu reprends tes caresses cette fois un peu plus décidées. Je me presse contre toi en laissant échapper un gémissement de plaisir confortable tout en reprenant mon exploration de ton dos et de tes reins. Avant peu, je sens ta main se faufiler résolument sous mon legging et dans mon sous vêtement. Et là, inévitablement, t’es révélé sans artifice l’ampleur de mon désir. Entre mes lèvres brûlantes tu trouves mon humidité déjà bien exprimée, bien accueillante de tes caresses, bien ouverte à tes doigts agiles. Sans me faire prier j’écarte mes jambes pour te laisser meilleur accès et devant ce geste invitant je te sens abandonner toutes réserve. En te redressant tu entreprends de me retirer cette dernière pièce de mon armure, dernier vestige de barrière entre nous et notre amour physique pressant. Saisissant le moment j'initie le même mouvement de défaire ton pantalon. Dans notre empressement les gestes se font maladroits et nos bras s'emmêlent en un instant de chaos un peu confu. On s’enfarge, on se précipite, on rit. Puis enfin, à l'unisson d’un soupir de satisfaction simultanée, nos corps de se retrouvent complètement, cette fois sans aucun artifice, dans un peau à peau d’une intensité partagée qui nous surprend tous les deux. Les caresses s'accélèrent et se pressent alors que ta main trouve mon sexe et que la mienne s’enroule sur le tiens. Pour quelques instant la tension monte considérablement et au moment ou je sens que je suis prête à tout t’offrir sur le champs, juste comme ça, tu te désengages juste un peu pour prendre la scène des yeux un moment. Je suis étendue là, haletante, les cheveux en batailles et le corps en émoi. 

 

Du bout des doigts tu continue de me caresser doucement en me regardant intensément. J’essaye sans grand succès de retenir un tortillement mais mes hanches semblent être prises d’une volonté qui leur est propres. C’est alors que d’un mouvement ferme tes doigts se retrouvent en moi : une fois de plus je ne peux retenir l’expression vocale de mon délice. Sans se faire prier, ton visage rejoint rapidement le nouveau sujet de ton intérêt. Tout doucement d'abord, ta langue parcourt les recoins de mon intimité pour t’en faire familier et y trouver le bouton de ma féminité. D’un mouvement de plus en plus volontaire ton entreprise se fait plus insistante alors que tes doigts d‘une adresse surprenante s’affairent sur l’objet de mon plaisir. C’est en harmonie que nous oscillons alors qu’une plénitude grandissante menace de m'envahir toute entière. Sentant la conclusion approcher dangereusement (et ayant en tête d’autres plans), je prend sur moi l’initiative de te repousser gentiment mais fermement. Un peu surpris, tu me laisse néanmoins prendre les reines pour te guider à t'allonger à ton tour.

 

Vois-tu, ce soir c’est moi qui voulais te faire l’amour. Moi, sorcière moderne aux milles visages, voulant te faire homme: pas comme une banale conquête ou comme une proie à ma merci. J’ai un feu millénaire qui brûle en moi et j’ai envie de t’en partager la flamme. Chaque fois que je fais l’amour je me renouvelle femme et déesse à la fois : et en cet instant j’ai envie de le vivre avec toi.

 

Je prend un moment pour admirer ta nudité intégrale. Sans aucun trait spécialement flamboyant, il est tout de même clair que la nature t’a octroyée une balance certaine. A califourchon sur toi, j’entreprend d'appréhender ton organe. Il est droit et d’une taille appréciable sans être nécessairement impressionnante. Juste ce qu'il faut. Je le presse doucement et le caresse de mes mains jointes. Je m'applique à faire circuler l'énergie dans mes paumes et déjà tu gémis sous l’étreinte. Je te sens relaxer encore plus, appréciatif. J'accélère juste un peu le rythme pour observer ton visage, les yeux fermés, la bouche entre ouverte, réceptif. Ton sexe est déjà si dur, palpitant. Je te veux en moi. 

 

Sans plus attendre je m'étire un peu pour saisir un préservatif stratégiquement placé à portée dans la table de nuit. D'un geste habile je le déroule sur ton membre. Toi, tu m'observe, silencieusement. Toujours accroupie sur toi je me penche vers ta bouche pour l'embrasser goulument. Ma langue goûte la tienne avidement et, me faisant un peu plus aventureuse, je m'emporte à te mordre taquinement. Pas trop fort, juste pour faire monter le désir d’un cran. Au terme de ce baiser passionné, ton sexe est déjà bien placé contre le miens. La chaleur entre les deux est pratiquement insoutenable et, sans plus de cérémonie, j’abaisse lentement mais fermement mon bassin contre le tiens, te prenant ainsi tout entier d'un seul mouvement assuré. Je me presse contre toi sans bouger, le temps d’une pause, le temps de bien te sentir et de regarder au fond de tes yeux. 

 

Puis, tranquillement, sans te quitter du regard, je commence à bouger des hanche rythmiquement, du mouvement ondulant qui leur est propre. Tour à tour mes doigts connectent avec chacun de tes points d'énergies vitaux en commençant d’un effleurement sur ton front. Au passage ils embrassent tes paupières et tes lèvres. Ta respiration s'accélère alors que tu prends malgré toi la cadence de notre échange, tes hanches montant à la rencontre des miennes au même tempo. Mes doigts parcourent ta gorge et s'arrêtent un instant au creux de tes clavicules. Maintenant mon toucher léger, je m'applique à synchroniser ma respiration avec la tienne, tout en y mariant les vagues de mon déhanchement. Mes mains s'aventurent vers ton torse et se plaquent contre ton coeur. À ce moment je ferme les yeux pour bien recevoir dans le miens la décharge presque électrique qui remonte le long de mes bras, embrasant mon visage, ma poitrine et le haut de mon dos au passage. Après une légère pression je poursuis ma descente vers ton ventre où mes doigts vont taquiner ton nombril un bref instant avant de me saisir de tes hanches. Oh je sens bien que le paroxysme de ton plaisir approche mais il n'est pas encore tout à fait temps alors je ralenti le rythme assez pour te laisser reprendre ton souffle. Te demandant visiblement ce qui se passe, tu me regarde de tes yeux maintenant bien ouverts. En effet, mon mouvement c’est presque complètement immobilisé. Mais, subtilement, quelque chose a changé. Toujours plongé au fond de mon intimité, j'ai commencé à te serrer. Mes muscles se contractent autour ton membre comme s'ils cherchaient à l'avaler. Surpris, tes ongles plongent dans la peau de mes fesses. Encouragée par cette douleur délicieuse, je glisse une main entre mes cuisses pour y trouver bien érigé le centre de mon plaisir. Sans me faire prier, je recommence à bouger, cette fois laissant monter sans retenue de mon bas ventre la puissance de ma propre énergie féminine, celle de la grande Kundalini, circulant maintenant librement tout le long de ma colonne vertébrale au gré de mes propres caresses. Toujours enserré dans mon étau je t'entrevois te cabrer alors que tu repars dans les visions de ta propre extase. Tes mains sur mes cuisses guident fébrilement nos mouvements de plus en plus frénétiques alors que, massant toujours mon clitoris, je sens germer à nouveau en moi cette sensation familièrement exquise. Je sais que tu es parvenu au point de non retour car je sens ton sexe se durcir et palpiter en moi alors que tu laisses échapper un cri involontaire. Accueillant la force de ton éjaculation je laisse mon propre orgasme exploser, propulsé vers le haut pour se propager à travers mon coeur, mes bras et ma tête, ouvrant au passage tous mes sens et perceptions. En ce moment de béatitude je suis projetée ailleurs pour quelques instants, flottant en un lieu radieux au confin des étoiles. Puis, suivant la vague qui forcément doit redescendre je suis ramenée à mon corps tremblant puis au tiens, toujours soudé au miens. Je m'étend sur toi, encadrant ta tête de mes bras pour t'embrasser de nouveau. cette fois doucement, pour boucler la boucle et te partager les derniers souffles de cette sublime expérience. Toujours en moi je te sens progressivement te détendre, mon humidité ruisselant le long de mes cuisses et sur ton ventre. Lascivement nos bouches s'attardent et se taquinent. Tes yeux brillent et tu souris alors que tes doigts effluent mon dos et se perdent dans mes cheveux sauvages. Ça me chatouille et je ris. Je me retire finalement pour m'allonger à ton côté, pour sentir ton odeur masculine et t’admirer. Pour nous admirer. Peut-être qu’on se connait déjà au fond. Une mémoire d’un autre temps effleure les recoins de ma conscience. Qui sait. Pour l'instant je ne vois que tes yeux. Tes yeux plein de promesses qui laissent présager que la soirée est loin d’être terminée. 

 

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Comments: 2
  • #1

    Paul Rougeau (Monday, 16 July 2018 07:01)

    Superbe tu as vraiment du talent. Continue d'écrire je vais continuer à te lire .

  • #2

    Julie Béland (Monday, 16 July 2018 09:14)

    Wow tu écris vraiement bien continue !!